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26/10/2005

Entretien avec La Réplique - Partie 2

4 : De quelle façon La Réplique s'est-elle intéressée au cinéma ?


L’un des facteurs déclencheurs a été l’enthousiasme et les encouragements d’Arianne ASCARIDE, lors d’un stage que le collectif a organisé en 2001. D’autre part, les contextes économiques et artistiques ont fait apparaître ceci comme une nécessité : Aujourd’hui, en région, il existe un potentiel de plus en plus fort pour les comédiens de travailler pour le cinéma, la télévision, le multimédia… En outre, il s’agit d’un véritable aspect de la pratique du comédien, qu’un collectif professionnel ne saurait négliger. Le cinéma comporte ses propres codes, ses propres enjeux, ses difficultés, son utilité sociale spécifique… Il est donc nécessaire d’initier des axes de formation mais aussi de recherche en faveur du développement de la pratique de l’acteur dans ces métiers, dans le même esprit que le travail effectué depuis 1981 au niveau de l’art vivant. Ce que nous faisons, c’est nous former nous-mêmes par la pratique, la connaissance et la compréhension de notre « artisanat », afin de pouvoir le situer au sein de l’industrie du cinéma.


5 : Pouvez vous nous parler de ces ateliers de LABORATOIRES de séquence ?


L’un des axes essentiels du laboratoire de séquences est une réactivité immédiate face à l’idée d’un réalisateur ou d’un scénariste qui a besoin de confronter son travail à la pratique, avant de pouvoir continuer à concrétiser son projet… (Mise à disposition du fichier de comédiens, d’un local et d’une équipe de tournage).

Les intérêts en sont multiples ; meilleure préparation des projets développés par ceux qui feront le cinéma de demain, en région : stimulation des rencontres autour d’une ébauche de création et, pourquoi pas, éclosion des futures familles de cinéma…


Depuis leur lancement, en janvier 2004, 4 réalisateurs ou artistes ont eu recours à ces laboratoires : Richard DUBELSKI (Projet « Nervi »), Anthony FAYADA (Projet « Tranches de Cakes », Comicstrip), Didier ZUILI (Projet « Si c’était à refaire », Seafilms) et Martial BEZOT (Projet « Sénile Délinquance ».)


6 : Quels projets immédiats ?


La priorité est de pouvoir répondre à la forte demande d’activité: selon des chiffres émanant de l’INSEE, notre région compterait environ 1400 artistes dramatiques, ce qui nous paraît un chiffre tout à fait réaliste. Nous allons donc entre 2005 et 2006, multiplier les projets existants ; stages, ateliers, journées d’échanges, etc. En début 2005, nous avons obtenu un numéro d’organisme de formation, afin de pouvoir faire financer certaines formations à l’attention des adhérents, à partir de 2006. Nous travaillons parallèlement à l’obtention de nouveaux locaux à Marseille, plus appropriés à la nature et à l’ampleur de l’activité.


Parmi les principaux projets de réseau, nous préparons, de concert avec les collectifs de réalisateurs et de producteurs, les premières « Rencontres interprofessionnelles de l’audiovisuel en région PACA », sur le thème de la création et de la diffusion, en Automne 2005. Il s’agira d’un évènement d’envergure nationale.


Un travail est engagé au niveau d’une nouvelle envergure régionale du collectif ; si les tissus professionnels de Marseille et de ses villes proches, comme Toulon ou Avignon, tendent aujourd’hui à se familiariser avec nos activités, il n’en est rien pour des villes comme Nice, trop souvent négligée sous prétexte de son éloignement relatif. Une première phase de contacts est en train d’être effectuée, afin que le réseau soit pérennisé localement… Loin de nous l’idée d’ « exporter » une activité et de l’ « imposer », en quelque sorte, ailleurs. En revanche, nous voulons favoriser, en d’autres points éloignés de Marseille, dans la région ou au delà, l'éclosion de cette activité en fonction de ce qui y existe déjà, de sorte qu'elle soit réellement utile… Par exemple, seuls les niçois savent ce qui est bon pour les niçois… Avis, donc, aux professionnels niçois désireux de travailler avec nous…


D’autre part, en terme de représentativité et de consolidation du réseau, nous représentons aujourd’hui 10 % des 1400 artistes dramatiques supposés résider en région et l’on peut penser que nous communiquons ou échangeons des informations avec environ la moitié de cette population, il est temps pour le collectif de rayonner plus largement afin que chacun puisse se connecter au réseau, afin d’en profiter mais aussi de l’alimenter… Un chantier de recensement individuel des artistes, par le biais des compagnies, n’est pas à exclure, mais c’est un travail de très longue haleine et d’autres projets plus ponctuels contribueront d’ici là à accélérer la croissance du réseau, comme les réunions, le référencement du site, la presse et, au premier chef, le bouche à oreille professionnel.


7 : A quand une antenne de La Réplique à Nice ?


Tout dépend de la réactivité des comédiens niçois… Nice est naturellement la première ville en phase de contacts en terme de « régionalisation » du collectif ; seule grande ville de la région Provence Alpes Côte d’Azur dont le riche tissu professionnel ne puisse participer à nos activités, de par son éloignement de Marseille. Nous allons commencer très bientôt à y proposer des stages, des ateliers, puis des rencontres professionnelles, d’abord informelles… Toutefois, le contenu des activités ne pourra être nourri que par le tissu professionnel local… Encore une fois, il ne s’agit en aucun cas d'exporter une activité en se substituant au tissu local, en termes de prise de responsabilité ou d’initiatives. Il serait donc effectivement tout à fait opportun que le collectif possède une véritable adresse sur Nice, il en sera donc question aussitôt que le « feu aura pris » auprès des professionnels du département.


Commentaires

je travail sur final cut logic audio photoshop je cherche soit un emploi dans le montage soit un stage rémunéré en entreprise merci de me donner des informations.
cordialement Mr MACFREDMAN

Écrit par : MACFREDMAN | 14/12/2005

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